Beauty Sleep, le nouvel album d’Olivia Louvel est disponible !

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Le nouvel album d’Olivia Louvel, ‘Beauty Sleep’, est disponible depuis le 5 septembre ! Ecoute en streaming et commande sur le Bandcamp d’Olivia : https://olivialouvel.bandcamp.com/album/beauty-sleep

Afin d’accompagner son univers sonore et de présenter ainsi différents aspects de son art, Olivia a produit une série de films expérimentaux, ‘The Beauty Sleeps’. Ces films seront publiés en ligne à intervalles réguliers sur son site officiel : http://www.olivialouvel.com

Le premier film accompagnant ‘Bats’ vient d’être mis en ligne :

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Beauty Sleep

Olivia Louvel nous annonce la sortie le 5 septembre 2014 de son nouvel album ‘Beauty Sleep’ sur son label Catwerk Imprint.

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Les chauves-souris, le renard et les oiseaux forment l’environnement animalier de son cinquième album studio créé dans « l’abri » de l’isolement rural virtuel de la campagne du West Sussex. ‘Beauty Sleep’ la voit revenir vers le format de la chanson à proprement parlé après la parenthèse abstraite de ‘ō, music for haiku’.

 ‘Beauty Sleep’ véhicule à travers 11 pistes, des esprits cinématographiques, des visions shamaniques, des rituels avec l’esprit d’Yma Sumac (la soprano de la musique Exotica des années 50) apparaissant comme une femme perdue dans une forêt hallucinatoire dans ‘But You Know’. En plein trip dans un champ de pop surréaliste. Une femme-oiseau, révélant ses griffes, incarnant peut-être, une reine corbeau noire…

Vous pouvez écouter ‘Beauty Sleep’ sur Souncloud :

Éléments étrangers :

#04 ‘In My Shed’ est un remake du titre de Recoil ‘Stone’ de l’album ‘Hydrology’, le deuxième album d’Alan Wilder pour son projet Recoil.

#11 ‘Live With Me’ a été composé en utilisant un sonnet de William Shakespeare.

Visuels :

Pour accompagner la musique et afin de présenter différents aspects de son projet, Olivial Louvel a produit une série de cours films expérimentaux, ‘The Beauty Sleeps’. Ils seront mis en ligne via le site officiel d’Olivia http://www.olivialouvel.com à partir de début septembre 2014 sur une longue période.

Teasers video : Revealer #1 Revealer #2

Crédits :

Composé et produit par Olivia Louvel.

Mix et production additionnelle par Paul Kendall.

Olivia Louvel a reçue une subvention du « Arts Council » (division du Ministère de la Culture Anglais) pour ‘Beauty Sleep’.

#OBeautySleep sur Twitter.

Promotion européenne, Ed Benndorf : ed@dense.de

Source : Olivia Louvel newsletter

C’était il y a 20 ans, le 8 juillet 1994…

Le 8 juillet 1994 n’est pas spécialement une date qui spontanément se différencie des autres dans l’histoire de Depeche Mode. Cependant, c’est un jour important car il a marqué la fin de deux époques dans la carrière du groupe.

Tout d’abord, c’était le jour du dernier concert de la tournée Devotional/Exotic USA 94, véritable marathon qui a failli réduire le groupe à néant, et ensuite, et toujours à la consternation de nombreux fans de Depeche Mode, c’était le dernier concert d’Alan Wilder avec le groupe. L’année suivante, Alan annonçait qu’il quittait Depeche Mode et pour certains, le monde ne fut plus jamais le même.

Le concert, au Deer Creek Music Centre d’Indianapolis (vidéo du concert ci-dessous) fut un concert relativement standard de la tournée USA94 du point de vue de la setlist. Le groupe interpréta :

Rush/Halo/Behind The Wheel/Everything Counts/World In My Eyes/Walking In My Shoes/Stripped/Condemnation (Martin)/I Want You Now (Martin)/In Your Room/Never Let Me Down Again/I Feel You/Personal Jesus/Somebody (Martin)/Enjoy The Silence/A Question Of Time

Comme pour tous les concerts de la tournée Exotic/USA94, cela vaut la peine d’écouter Martin chanter magnifiquement ‘Condemnation’ et le remix de ‘I Want You Now’ est splendide. Ce concert, cependant, dégage définitivement une sensation de fin. Andy Franks and Innes de Primal Scream dansèrent et chantèrent sur scène durant ‘Enjoy The Silence’, des samples du synthé de Daryl Bamonte (qui remplaçait Fletch) avaient été trafiqués, une des assistantes du groupe était cachée dans le piano d’Alan et Dave se jeta dans la foule pendant ‘A Question Of Time’ se cassant quelques côtes et causant des blessures internes. Dans l’absolu, c’était une fin plutôt adaptée à la tournée la plus controversée du groupe.

 

Alan leaves the stage for the last time Indianapolis 8 July 1994

Alan quittant la scène pour la dernière fois le 8 juillet 1994 (Photo avec l’aimable autorisation d’Amanda Stock)

 

Certaines personnes considèrent cette époque comme étant une mauvaise période pour le groupe, mais je dois admettre que le j’adore. Les versions live sont époustouflantes et sont le testament du travail d’Alan. Je fais partie des personnes qui ne sont trop contrariées par le fait qu’il ne fasse plus partie du groupe mais il n’y a aucun doute à avoir sur l’impact qu’il a eu sur Depeche Mode et les versions live de titres comme ‘Rush’, ‘In Your Room’ et ‘Stripped’ démontrent à quel point il est un magicien. Personne ne peut créer une atmosphère comme Alan.

Je ne peux pas croire que cela fasse déjà 20 ans. Ça ne semble vraiment pas aussi loin.

 

Article originellement posté sur l’excellent blog ‘Almost Predictable Almost‘ de DJM le 8 juillet 2014.
Traduit en français et publié avec son aimable autorisation.

Family Value Pack

©Cosmin Bumbutz

L’ami Paul Kendall est actuellement en train de travailler sur son prochain album, qui s’intitulera ‘Family Value Pack’. Cet album succédera à l’excellent ‘Angleterror’ que vous pouvez toujours commander chez Catwerk Imprint.

Il y a deux mois, Paul a créé un tumblr censé nous tenir informé de l’avancée de son travail sur ce nouveau disque : Penman.Kendall.Interlude. A ce jour, un seul billet a été posté. Vous en trouverez la traduction ci-dessous:

La théorie du chemin de l’évasion.

Pour cette balade, je raconterai ici quelques aspects du nouvel album ‘Family Value Pack’. Psychologiquement, j’avais fixé la date de sortie de ce disque au 18 avril 2014, une date que j’avais choisie car la deuxième piste du disque ‘Track 2 Water’ avait été mixée à la même date en 2004. La version qui apparaitra sur le disque a été vocalement améliorée (égalisation et édition brutale), pour être en phase avec le rôle général de la voix sur FVP.

Avant ce commencer ce nouveau disque, FVP, j’ai pris la décision, comme la guitare était le fil rouge d »Angleterror’, que la voix devait être celui du projet suivant. Le principal écueil a toujours été de devoir écouter le son de ma propre voix. Dans mon travail pour d’autres artistes, le voix est très souvent le centre de mon attention et le détail est mon obsession. Il n’y aurait pas eu d’album sans avoir réussi à passer au-dessus de cette impasse vocale, qu’il a cependant été facile de résoudre.

Je me souviens que Brian Eno a rencontré un problème similaire avec sa propre voix qui a disparu une fois que de judicieux effets ont été utilisés pour masquer l’affront que lui procurait le timbre insupportable de sa voix. Ainsi armé des mes plug-ins préférés et de mes précieuses bêtises vocales, j’ai pu passer au-dessus du processus d’écoute et ainsi raisonnablement accepter ma voix. Elle se devait d’être là, c’était donc ainsi. Ceci dit, cela ne solutionnait pas le potentiel problème de la qualité des textes,  j’y reviendrai plus tard.

La parade vocale fut encore rendue plus facile car la plupart des sources vocales provenaient d’enregistrements effectués dans le milieu des années 70 au travers de différents appareils d’enregistrements du son : un radio-cassette Philips datant d’avant le walkman, une voix mono enregistrée sur une vague bande bon marché, transférée ensuite sur un dictaphone par un signal encore plus dégradé, pour finalement être enregistrée par de « vrais » micros et des enregistreurs DAT portables.

Interlude.

On en reste là pour le moment. A suivre…

L’Homme Machine – Best N°286 Mai 1992

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Je ne pense pas que l’histoire de Depeche Mode puisse continuer longtemps.

 

C’est par cette phrase lapidaire qu’était légendée la photo qui illustrait le papier consacré par Best à Alan Wilder pour la sortie de ‘Bloodline’ en 1992. A l’époque, fan de Depeche Mode depuis 1988, je n’avais aucune idée des tensions internes qui régnaient à l’intérieur du groupe. Cette interview en 1992 posait les jalons de ce qui allait amener Alan à quitter Depeche Mode trois ans plus tard.

Voici ici l’intégralité de cet article.

 
 

L’HOMME MACHINE

RECOIL : « solitaire»

 

Depeche Mode vient de s’offrir un an de break. Depuis février, le groupe est à nouveau réuni pour travailler sur leur prochain album. Fêtards invétérés, ils ont choisi une villa madrilène, équipée par leurs soins d’un studio, pour joindre l’utile à l’agréable. Ceci n’est pas forcément du goût d’Alan Wilder, clavier et alchimiste du son de Depeche Mode, qui ne se sent réellement à l’aise que dans les ambiances confinées des studios. Il a profité de cette année sabbatique pour relancer son projet solo et a concocté le deuxième album de Recoil : ‘Bloodline’. Durant quatre mois, au milieu des machines, il a joué les apprentis sorciers, créant et détournant des sonorités pour enfin les marier dans une musique atmosphérique et dansante.

« Je désirais faire un album qui me permette de soulager mes frustrations dans le cadre de Depeche Mode. J’aime bidouiller avec les séquencers et les synthés. Mon album est un mix de beaucoup d’influences, de Kraftwerk à Philippe Glass. Je suis très imprégné par ces auteurs minimalistes d’avant garde qui basent leur musique sur l’hypnotisme et la répétition. Ces éléments me parlent, je veux être hypnotisé, entrer en transe, me perdre, oublier le temps. Je peux rester des heures à travailler sur une séquence. Au départ mes morceaux étaient horriblement longs. J’aime être happé par la musique, qu’elle me conduise quelque part, qu’elle suscite des images. Je trouve que les cordes sont particulièrement appropriés pour créer ces sensations. Je sample dans tout les sens, même du classique, et je traite le son, je le renverse, je le triture. A la fin ça devient quelque chose de nouveau grâce à la technologie. J’utilise l’acoustique ou les machines selon mes besoins. Je commence toujours par la ligne de basse, si elle est bonne il n’y a plus besoin de grand chose. La basse détient une énergie très sexuelle qui définit tout le reste. Je pourrais avoir cette démarche dans Depeche Mode, mais avec plein de restrictions. Recoil n’est pas si éloigné de Depeche Mode puisque le son et les arrangements y dépendent en grande partie de moi, mais l’approche est totalement différente. Nous partons toujours d’un texte et d’une mélodie. Nous traitons cette base pour lui donner une atmosphère, un feeling. Avant de commencer nous savons à peu prés combien de temps durera le morceau, nous n’avons pas réellement de champ libre pour le délire. »

Dans Depeche Mode, les fondations dépendent de Martin Gore. Il est l’image et la tête. Pour Alan, il est parfois aussi la camisole d’un style trop marqué, trop abouti, bref incontournable. « Martin écrit des chansons qui viennent du cœur. Son honnêteté dans la manière d’exprimer des sentiments très personnels transparait et les gens s’identifient dans ses textes. C’est peut être la clef du succès. Evidemment il y a également la manière dont le groupe traduit cet esprit. Au départ la musique était très naïve puis elle a gagné en maturité. Maintenant Depeche Mode ne peut plus changer foncièrement. Chaque membre a évolué dans son propre sens. Au sein du groupe je ne vois aucun changement sensible. Martin s’inspire toujours des mêmes sujets et le traitement en studio reste assez uniforme. J’espère que nous pourrons faire des choses très différentes, mais je n’y crois pas. Ca n’a rien à voir avec le public, c’est juste une question relationnelle. Nous vivons ensemble et nous devons trouver des compromis. Un bouleversement radical créerait forcément des problèmes et nous ne le désirons pas. Je ne pense pas que l’histoire de Depeche Mode puisse continuer longtemps. C’est bien d’être membre d’un groupe qui marche et fait de l’argent mais ce qui m’intéresse, c’est de créer une musique qui me plaît, spontanée. Les médias et les tournées m’amusent de moins en moins. Tout le système du business rock me semble relativement ridicule. Et à un moment, tu te rends compte que ton groupe a dépassé ses limites et ne peut plus que se répéter. Je ne veux pas continuer uniquement pour le fric. Un jour, j’arrêterais pour me lancer sur un nouveau pari. Mais pas maintenant. »

Myriam LEON in Best 286 – Mai 1992

 

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